Red, the psychopath

29/02/2016 22:10

    Je vais vous raconter l'histoire d'une jeune fille, j'espère que jamais, au grand jamais, vous n'irez faire la démarche pour la rencontrer.

    C'était il y a 3 ans déjà. La jeune fille se réveilla un beau matin , ses cheveux avaient changés de couleur. Elle vivait dans une famille d'accueil. Elle avait des parents et un frère qui l'aimaient comme si elle était née de leur propre sang.

    Elle se fit aussitôt surnommée Red.

 

    Ce matin là, quand j'ouvris les yeux, tout était sombre. Il faisait encore nuit. Le réveil venait de sonner 7 heures. Mes tuteurs étaient partis. Je m'avança d'un pas lourd et encore endormi jusqu'au placard et pris une chemise de bûcheron, un pantalon noir et des sous-vêtements. Je traversais le couloir et posais mes affaires dans la salle de bain. Je fis demi-tour et descendis dans la cuisine.

    Sur la grande table était posée une assiette avec un petit mot. « Passe une bonne journée, chérie. ». Je le posa à côté de mes couverts et alla me faire des œufs brouillés auxquels je rajouta du sel et des cubes de fromages fondus. Je me servis un grand verre de jus de fruit avant d'aller me mettre à table.

    J'avalais rapidement mon petit déjeuner, bien que je n'avais aucune hâte à me préparer pour le collège. Je suis en 3e et je commence déjà à décrocher.

    Je débarrassa ma table en posant une assiette pour Jason, mon frère adoptif qui allait se lever dans quelques minutes.

    J'attrapa le petit mot et grimpa les escaliers. J'entrais dans ma chambre sans allumer la lumière et posais le mot sur mon bureau avant de prendre le chemin de la salle de bain.

    J'alluma les lumières et fit couler l'eau de la douche. Je me déshabilla en ayant vérifié que j'avais bien fermé la porte à clé. Je devenais parano, j'avais peur que quelqu'un entre pendant ma douche et quand j'ouvrirais le rideau , il m'enfoncerais un couteau dans le ventre et me tuerais sur le coup.

    Je sentis l'eau couler sur mon corps froid et je me savonnais puis me rinçais. C'est au moment de sortir de la douche que j'avais une énorme appréhension. Je me mis à respirer bruyamment. J'ouvris le rideau et attrapais une serviette. Il n'y avais personne. Bien entendu.

    Le miroir était tout embué. J'attrapa une éponge et passais un petit coup dessus pour enlever la buée. Je la lâcha d'un coup et me mit à crier.

    Je reculais.

 

Ce… Ce n'est pas moi...

 

« Aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaah ! »

 

    J'entendis une porte s'ouvrir et des pas résonnèrent dans le couloir. Quelqu'un frappa violemment à la porte. J'entendis la voix de Jason.

 

« Tout va bien ?! Ouvres-moi, s'il-te-plaît ! »

 

    Je m'éxecuta.

 

« Wow, c'est quoi ce bordel ? Tu aurais pu nous prévenir avant de te teindre les cheveux ! »

 

    Mon visage était tout pâle.

 

« Je… Je… Je n'ai rien fait… Je ne les ai pas teints… »

 

    Il rigola et me donna une gifle le plus doucement possible.

 

« Je ne savais pas que tu mentais aussi bien, ma chère soeur. Ca valait le coup de me réveiller deux minutes avant que le réveil ne sonne.

- Mais je te dis que je n'ai pas touché à mes cheveux !

- Mais bien sûr , ils ont changé de couleur tous seuls pendant la nuit. Et moi je suis devenu stupide en une nuit !

- Non. Tu étais stupide bien avant aujourd'hui. »

 

    Il rigola.

 

« Aller, tu as perdu cinq minutes de préparation pour aller en cours. Tu va encore réclamer que je t'amène parce que tu auras loupé le bus. Les parents vont halluciner quand ils vont voir tes cheveux. »

 

    Il marcha jusqu'à sa chambre en rigolant comme un idiot.

 

Quel est ce bordel ? Pourquoi mes cheveux ont brusquement changés de couleur ? Hier encore, ils étaient bien marrons.…

 

    Je les sécha comme si de rien n'était et m'habilla. Je me lavais les dents et descendit les escaliers en courant. Je manquais de me casser la figure en arrivant en bas. Jason était devant moi, déjà prêt.Il me jeta mon sac et ma veste. Je la mis en rentrant mes pieds dans mes chaussures.

    C'est la fin du printemps et je met toujours une veste chaque matin. Je l'enlève quand j'arrive au collège et me la trimbale toute la journée sans la remettre.

    J'ouvris la porte et courus à l'arrêt de bus. Le banc était occupé par trois blondes habillées en mini-short et tee-shirt moulants. Je les connais depuis la maternelle. Elles étaient mes amies. Puis elles ont commencé à fréquenter des gars, fêtards et autres drogués.

    L'une d'elles lança aux deux autres :

 

« Regardez, c'est la fille bizarre ! »

 

    Elles pouffèrent de rire comme des dindes. J'entends ça tous les matins. Toutes les minutes. Toutes les heures. Tous les jours. Toutes les semaines. Tous les mois.

    Un flash apparut dans ma tête.

    Je marchais jusqu'à elles, elles rigolaient toujours. Je me met derrière l'une d'elles et tire sur son collier en l'écoutant étouffer. Elle se débat, mais je serre plus fort. Elle s'effondre pendant qu'une autre essaie de me frapper. Elle est plus grande que moi. C'est Tamara.

    Je me baisse et décroche sa ceinture que je tire, son mini-short tombe au sol, laissant apparaître sa petite culotte rose, à peine plus grande que son short. Elle rapproche ses genoux l'un de l'autre alors je leurs met un coup , la mettant à terre, puis je fais le tour de son corps sanglotant en rigolant. Je met mon pied sur son dos et enroule la ceinture autour de son cou. La blonde restante, Lila, essaie de me frapper avec son pied mais échoue lamentablement. Je l'attrape en vol tout en continuant de serrer la ceinture.

    Quand Tamara rendit son dernier soupir, je vis Lila reculer contre le mur de l'abri bus, me lançant tout ce qu'elle trouve sur son passage. Je fais claquer la ceinture sur une de ses jambes. Elle s'écroule. Elle est couchée sur le dos, les jambes repliées. Je m'assois sur son bassin et attache ses deux mains avec la ceinture. Puis je sors un couteau suisse de ma poche. Je fais voler au dessus d'elle pendant qu'elle pleure de plus en plus. Je lui tranche la gorge d'un grand coup.

 

    Je fus sortie de mes pensées quand j'entendis la porte du bus s'ouvrit.

    J'y entra et m'assis le plus proche du conducteur. Je me sentais mal, de la rage montait en moi, de plus en plus, pendant le trajet.

    J'arrivais au collège et fut la première à y entrer. De toute façon, les surveillants s'en foutent si on entre ou pas, on sort quand on veut, que l'on ai cours ou pas. Je n'ai jamais séché, sauf quand j'étais malade, bien sûr.

    J'entendis quelqu'un me parler. Mais personne n'était assez proche pour que je l'entende. Je vis une ombre qui n'appartenait à personne. J'avais rangé mon sac dans mon casier parce que j'avais une heure de trou où j'allais rester dehors. Cette ombre me fit un signe de la main. Elle voulait que je la suive.

 

Je suis en train de devenir folle, ce n'est pas possible…

 

    Ma journée était la plus étrange que j'allais vivre, mes cheveux étaient devenus rouges et je voyais des gens se faire tuer dans ma tête, et en plus de ça, des ombres sans propriétaires me font des signes.

 

Je fais un cauchemar, je vais me réveiller…

 

    Quelque chose me tira vers la porte. L'ombre avançait devant moi.

 

« Suis-moi.

- Quoi ?

- Suis-moi.

- Où ça ?

- Dans les bois. »

 

    La voix ne répondit plus, alors je décida de faire ce qu'elle m'avait demandé.

 

    Je traversa la cours du collège sous les huées et les moqueries sans y faire attention. Je traversa la route et marchais longtemps. Je passa devant le lycée de mon frère. Je vis celui-ci avec ses potes sur un banc de l'autre côté de la route. Un de ses amis lança :

 

« Eh, Jason ! C'est pas ta sœur, en face, celle avec les cheveux rouges ?

- Ou ça ? Ah oui ! Qu'est-ce qu'elle fait là ?! »

 

    Il m'appela mais je l'ignorais. Je le vis se lever ainsi que ses amis. Je me retournais et le vis traverser la route et se placer à quelques mètres derrière moi.

    Je me mis à courir. Je voulais savoir pourquoi c'était à moi que l'ombre parlait et pas un autre. Il y avait bien une raison à cela…

    Je me retournais légèrement et vis qu'ils marchaient toujours à plusieurs mètres de moi. Je tournais à gauche et m'engagea sur un petit chemin de terre. J'entendis mon frère courir quand j'entrais dans la forêt.

 

« C'est par là, continues tout droit... »

 

    Quelqu'un me frôla l'épaule. Jason était devant moi. Il me tenait désormais les épaules et s'était baissé à ma hauteur.

 

« Tout va bien ? Qu'est-ce que tu fous ici ?! Eh ! Tu m'écoutes, ou quoi ??!! »

 

    Je le poussa, mes yeux étaient rivés sur le chemin. Je ne sentait plus mon corps, je ne contrôlais plus mes mouvements. Je continua ma route.

 

« Eh, reviens ici, j'ai pas fini ! »

 

    Je me mis à courir jusqu'à une petite maison cachée entre des arbres. Elle était toute en bois pourri. La porte était bloquée.

    J'entendis des voix. Elle sortaient de cette bâtisse défoncée.

 

« Aide nous…

- Comment ?

- La porte…

- Je ne peux pas.

- Aides-nous…

- La porte est bloquée !

- Aide nous…

- Arrêtez !

- Aide nous…

- TAISEZ-VOUS !!! »

 

    Mon cri résonna dans toute la forêt. Je m’assis devant la maison. J'entendis mon frère courir derrière moi. Il était suivit de ses amis.

 

« Retournez au lycée et dites au prof que je suis malade. Je m'occupe d'elle. »

 

    Ils exécutèrent son ordre et partirent sans broncher. Il s'assit à côté de moi.

 

« Qu'est-ce que tu fais là ?

- Je les écoutes…

- Qui ?

- Les voix…

- Les voix ?

- Celles des personnes qui sont coincées dans la maison…

- Et… Que disent-elles ?

- Que si je les aide à sortir, elles deviendront mes amies…

- Et bien ouvre la porte ?

- Elle est fermée de l'intérieur… »

 

    On resta là longtemps, jusqu'à ce que, d'un coup , je m'endormis. Je me réveilla à l'hôpital. Mes parents étaient à côté de moi.

 

«  Oh mon dieu, elle est réveillée !

- Où… Où suis-je ?

- A l'hôpital, ma puce… Tout va bien ?

- Je veux rentrer…

- Oui, bien sûr... Steve, vas chercher une infirmière.

- Et... Où est Jason ?

- Dans les bois. »

 

    Mes yeux s'ouvrirent en grands. Il y avait un miroir et je voyais que mes cheveux étaient toujours rouges. Une infirmière entra et m'aida à me lever et insista pour m'aider à me rhabiller, mais je l'envoyais chier. Je traversa l'hôpital et rentra dans la voiture. Une fois à la maison, je rentrais dans ma chambre et m’endormis de suite.

    Je me réveilla et me leva. Je descendis dans la cuisine et vis le petit mot : « Bonne jour… ». Je le jeta dans une poubelle sans m'attarder dessus. Je me servi un petit déjeuner. Je n'avais aucune envie d'aller en cours. Je monta et me doucha. J'entendis mon frère se lever, alors je m'habilla et sortit lui dire bonjour.

    Bizarrement, il était déjà habillé alors qu'il venait de se lever.

 

A l'aide !

 

    Je pris mon sac et descendis les escaliers en courant. Mon frère me suivit. Je prit le bus, et mon frère me suivait toujours.

    J'arrivais au collège. Mon frère resta devant le portail pendant que j'entrais dans le bâtiment et rangea mon sac dans mon casier. J'allais ressortir quand un surveillant me barra le chemin.

 

« Dégages, lâchais-je froidement. Restes pas sur mon chemin…

- Tu n'as pas à me parler de cette manière, tu me dois le resp… »

 

    Je ne le laissa pas finir, je lui enfonça le couteau suisse qui se trouvait dans ma veste au niveau de la clavicule, et il s'effondra au sol.

 

A l'aide !!

 

    Je me mis à courir. Ma robe noire remontait au niveau de mes genoux. J'avais mis des grandes chaussettes noires à rayures blanches et des bottes rouges. J'adorais mes cheveux couleur sang, je les avais attachés avec un joli ruban.

    Mon frère était rentré à la maison. Il n'était plus devant le collège. Je fis le même chemin qu'hier et quand je m'arrêta devant la maison de bois, elle était au sol, il n'en restait que des cendres, du charbon, et du bois noir.

 

« On nous as tués…

- Qui a fait ça ?

- Ta famille.

- Vous êtes libres ?

- Non…

- Vous êtes restés dans la maison ?

- A cause de ta famille, tu n'auras jamais d'amis…

- Je suis désolée !

- Tue les…

- Je ne peux pas !

- Tu le dois, pourtant… »

 

    Une rage s'empara de moi. Je lança mon couteau suisse le plus loin possible. Je courus jusqu'au collège où le bus scolaire attendait. Je le pris et rentra chez moi. Mon frère était devant la télé. Je fis comme si les voix n'étaient pas là. Les voix sont ma famille.

 

« Je suis rentrée ! »

 

    Je lançais mon sac que j'avais eu le temps de récupérer pendant que le surveillant était transporté à l'hôpital, inconscient.

 

« Ah, enfin tu es là ! Dit Jason. »

 

    Il était habillé avec un pantalon noir et une chemise blanche. Il embaumait le parfum.

 

« Tu sors, ce soir ?

- Oui. D'ailleurs, vas me chercher les clés dans le garage, s'il-te-plaît. »

 

    Je me mis à sourire diaboliquement.

 

« Bien sûr… »

 

    Je rentra dans le garage et m'y enferma. Je déverrouilla la voiture et trafiqua les freins. Je pris les clés, verrouilla la voiture et alla les lui donner. Quand il prit le chemin du garage et qu'il entra dans le véhicule je lui lança « Bon voyage… ».

 

A l'aide !! Arrêtez la !! Ce n'est pas moi !!

 

    Il ouvrit le garage et partit.

 

    Mes parents rentrèrent. On mangea. Ils se posèrent devant la télé. J'étais de corvée de vaisselle. Le téléphone sonna et j'entendis ma mère crier et éclater en sanglots. Je me remis à sourire et pris un couteau de cuisine très gros et je le mis dans mon dos. Je le tenais à deux mains.

 

S'il vous plaît… A l'aide...

 

    Je me glissais dans le salon.

 

« Qu'est ce qu'il se passe ?!

- Ton… Ton frère… Ton frère est…

- Mort ? »

 

    Ils écarquillèrent les yeux et je leur fis un grand sourire.

 

    Je m'approchais d'eux et me penchais.

 

    Je leur fis signe de faire pareil.

 

« Et vous aussi… »

 

    Il n'eurent pas le temps de faire grand chose quand je leur tranchais la gorge d'un coup sec. Mais mon travail ne m'avait pas plu. C'était incomplet. Je leur coupais carrément la tête. Je les transportait au grenier et les fixa au mur.

 

    Je redescendis.

 

« Oohh non, ils ont taché mes chaussettes… »

 

    Je pris le téléphone fixe et composa le numéro de la police.

 

« Police municipale à l'appareil, quelle est votre urgence, je vous écoute ? »

 

    Je fis semblant d'éclater en sanglots.

 

« Quel… Quelqu'un est… Quelqu'un est entré chez moi ! Il a... Il a tué mes… Mes parents... Je me suis cachée dans un placard ! Au secours ! Venez vite, je suis au 17, rue Vigne Rouge, venez, je vous en prie !

- On arrive tout de suite ne bougez surtout pas ! « 

 

    Je raccrocha et rigola comme une folle. Je laissa la lumière allumée, pris une lampe torche et m'enfuit dans les bois...

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