Ne regarde pas derrière toi

15/08/2016 17:35

    Bonjour. Je m'appelle Mike, j'ai vingt-six ans et je suis Pompier dans le Texas. Il m'est arrivé une histoire particulière, je vais vous la conter.

 

    J'habite seul avec mon chat dans un appartement classique. Un matin où je me rendais à la caserne, je sentis que l'on m'observait sur le chemin. Je me suis alors retourné, mais je ne vis personne derrière moi. J'ai donc repris ma route et je me suis hâté d'arriver sur mon lieu de travail.

 

    Là-bas, il n'y avait absolument personne. J'ai regardé dans les bureaux, les vestiaires, les couloirs, le hall. Absolument partout. Il n'y avais pas la moindre présence, et je n'étais pas arrivé tant en avance que ça. Peut-être étaient-ils en mission ? C'est probable. Alors je suis de nouveau passé par les bureaux pour consulter le registre, car nous enregistrons chacune de nos missions au moment où les ordres étaient donnés. La dernière mission était datée d'il y a trois heures, mais aucune information ou détail y était noté, comme si cela avait été noté à la va-vite.

 

    Je suis donc monté dans le bureau du directeur, et Dieu soit loué, il était là ! J'entra, et au moment où nous allions entamer une discussion, le téléphone sonna. Il me fit signe d'attendre et décrocha le combiné. Après une infime seconde, il appuya sur le bouton du haut-parleur. Une voix effrayée et chuchotante se diffusa alors dans la pièce.

 

"Monsieur le directeur... Je vous en supplie... Aidez-nous... A l'aide... Il arrive... A l'ai..."

 

    La communication coupa. Aussitôt, le directeur, avec mon aide, réussi à retracer l'endroit d'où provenait l'appel. Il provenait du 185, rue Alford Frank. Nous montâmes dans l'un des camions restants et nous nous rendîmes à l'adresse donnée. Sur la route, le directeur m'expliqua qu'il s'agissait d'une ancienne usine de bandage, où il travaillait avant. Elle avait été abandonnée suite à une sécurité médiocre ayant entraînée plusieurs incidents. Certains prétendent même avoir eu affaire à des faits plus ou moins paranormaux. Je ressenti un profond malaise suite à ces explications.

 

    Arrivés sur les lieux, la première chose que nous vîmes étaient quelques-uns de nos camions de pompier. Le directeur, qui connaissait bien les lieux, passa devant et me guida jusqu'au hangar principal. Ce dernier était plongé dans le noir, excepté une petite bougie près d'une porte. Puis une autre, dans le couloir. Elles traçaient une sorte de jeu de piste aux arrières-tons glauque, chaque flamme accroissant notre crainte de découvrir un macabre trésor aux pièces de chair et de tripes. La dernière bougie se trouvait dans une salle vide, qui devait servir de placard, sans fenêtre ni aération. Juste une chaise tâchée de sang et un mot sur le mur. Le sang était frais.

 

"Ne regardez pas derrière vous."

 

    Nous hésitâmes à nous retourner, sentant tous deux une présence derrière nous. La tension et la peur rendaient l'air de plus en plus chaud et lourd. Le directeur craqua le premier, saisit sa lampe de poche et se retourna pour tenter d'éblouir la personne derrière nous. Mais il fût plus rapide et le tua. J'eus à peine le temps de voir qu'il s'agissait d'un homme aux yeux bandés avant qu'il ne m'assomme.

 

    Je me fis réveillée par mon chat. J'étais dans mon lit. Tout ceci n'était rien de plus qu'un horrible cauchemar. Je m'assis sur le bord du lit, enfila mes chaussons et alla vers la salle de bain. Je me mit face au lavabo et, lorsque je releva la tête vers le miroir, mon sang ne fît qu'un tour. Je remarqua en premier lieu une phrase.

 

"Ne regarde pas derrière toi."

 

    En second lieu, un filet de sang là où l'homme aux yeux bandés m'avait frappé pour m'assommer. En dernier lieu, l'homme aux yeux bandés.

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